Partager l'article ! A quelle date arrivera le Groupe aéronaval Russe en Syrie ?: Le porte-avions de la Fédération de Russie, l'Amiral ...
Le porte-avions de la Fédération de Russie, l'Amiral Kuznetsov en 2007 au large de la Norvège et de l'une des plateformes exploitant les gisements pétroliers d'Oslo.
Le porte-avions Russe, l'Amiral Kuznetsov
(projet 1143.5) a normalement levé l'ancre dans le port de Mourmansk le 13 novembre 2011. C'est en tout cas ce que nous rapportait le site Le Portail des Forces Navales de la Fédération de
Russie. Le 29 septembre, il était donc encore prévu que le grand navire russe mène une campagne de remise à niveau opérationnel de son groupe aérien embarqué (huit Su-33, plusieurs Mig-29K et
deux hélicoptères Ka-27 de lutte ASM) pendant une semaine en mer de Barrents.
La fin de cette première campagne d'essais était alors annoncé pou le 19 novembre, jour où le groupe aéronaval devait prendre corps avec l'adjonction de l'Amiral Chabanenko, destroyer de lutte
ASM (projet 1155.1 Fregat M, Udaloy II dans la classification OTAN) au porte-avions.
Le GAn Russe ainsi formé devait prendre la direction de la Méditerranée en descendant le long des côtes Atlantiques européennes, sans qu'aucune escale ne soit rééllement annoncé. Ce serait un
retour fortement symbolique puisque le groupe russe s'était également rendu en Méditerranée en 2009. Il avait alors fait escale en Syrie
et en Libye.
Tandis qu'en Méditerranéen orientale le destroyer Severomorsk (projet 1155.1 Fregat M) faisait escale à Tartous en Syrie, où Moscou dispose d'une base logistique (héritée de l'URSS). Aucune information a filtré
laissant entendre si le navire était encore en Syrie. Ce que l'on sait, c'est que le navire revient d'une mission de lutte anti-piraterie au large du Golf d'Aden où il a été relevé par une autre
division navale russe.
Il n'est pas inintéressant de relever qu'alors que le croiseur Russe
Variag (projet 1164 Atlant, classe Slava) dans la dénomination OTAN) entame une croisière dans le Pacifique, c'est un détachement de la Flotte du Pacifique qui envoie trois navires au large de la Somalie : le destroyer ASM Amiral Panteleev (projet 1155.1, Fregat M), un ravitailleur et un remorqueur. Ces
navires ont fait escale dans le port de Sihanoukville (Cambodge) du 8 au 13 septembre. A noter qu'il est de plus en plus courant, depuis plusieurs années, que les remorqueurs russes de haute-mer
accompagnent des navires de guerre. Cette solution logistique peut être intéressante à observer dans une période où la Marine nationale lancera bientôt son programme BSAH.
Le programme est-il respecté ? En lisant la veille de Tower' Sight (sur Twitter), il est loisible de lire que des sources israélienne et syriennes annoncent l'arrivée prochaine du
porte-avions russe en Syrie. Ce serait une parfaite démonstration de diplomatie navale coercitive (tel que décrite dans "Le meilleur des ambassadeurs" d'Hervé Coutau-Bégarie) de la part
de Moscou d'envoyer son escadre aéronaval en Syrie au plus fort de la crise politique et diplomatique.
En effet, le ministre français des Affaires Etrangères a dit qu'il était hors de question d'intervenir en Syrie sans l'aval des Nations Unies. L'arrivée de navires russes à Tartous, avec à la
clef des exercices conjoints entre les deux marines, serait un signal très fort à l'attention du camp occidental qui prend des accents de plus en plus belliciste. Toutefois, ces accents guerriers
sont le fruit d'une diplomatie à sens unique qui comptait sur un soulèvement populaire syrien suffisant pour renverser le régime. L'effet escompté n'ayant pas eu lieu, il n'est pas étonnant que
des opposants syriens appellent à une intervention militaire occidentale -même si cela ne faisait pas partie des plans de bien des chancelleries.
Néanmoins, rien n'indique que le groupe aéronaval russe soit effectivement au large de la Syrie. Il y a des bruits de presse...
La démonstration russe ne serait pas simplement un signe supplémentaire de la rivalité entre "occident" et BRICS, avec en pointe de ce côté-là, Moscou et Pékin. C'est peut être, et surtout, un
problème de géographie navale pour la Russie : le colonel Kadhafi ayant été renversé, et tué, cela revient à dire qu'aucun navire russe n'est prêt à pouvoir revenir en Libye avant quelques temps.
A moins que le nouveau pouvoir de Tripoli oublie la position diplomatique russe, qui n'est pas si difficile puisque Moscou ne s'était pas opposé à la résolution 1973 mais à son exécution. Si
jamais le régime syrien tombait, d'une manière ou d'une autre, il y a de fortes chances pour que la base logistique de Tartous soit retirée à Moscou. Ce qui reviendrait à dire qu'il n'y aurait
plus de point de chute en Méditerranée pour la Flotte du Nord ou la Flotte de la Mer noire. Cette dernière étant soumise aux traités internationaux (comme la convention de Montreux qui réglemente
le passage des sous-marins et interdit celui des porte-avions). In fine, lâcher le régime syrien ou voir ce régime être renversé reviendrait pour Moscou à être exclu de la Méditerranée.
Une situation forcément inaceptable pour le Premier ministre de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, qui s'est juré au lendemain du drame du Koursk de redresse la puissance maritime russe.
La diplomatie navale russe témoigne d'un renouveau océanique russe qui perdurera si et seulement si l'industrie navale russe se relève afin de renouveler la Flotte. Moscou est prêt à tout les
moyens pour atteindre cet objectif, même à acheter des navires à l'étranger. Les BPC russes arriveront dans la Flotte du Pacifqiue en 2014 et 2015.
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